WHAT'S UP #2 - JANVIER

 

Hello !

 

J'espère que vous avez passé un bon premier mois de 2018 ! Je vous retrouve en ce 1er février pour le nouveau rdv whats'up où je partage avec vous les choses chouettes lues / vues / créées lors du mois écoulé.

 

Mais avant, quelques nouvelles et une petite annonce : En ce moment je suis en pleine préparation de mon départ !
En effet, à la fin du mois de février, je pars 3 semaines au Viêtnam puis six semaines en Corée du Sud.  Le blog va donc certainement reprendre une orientation plus "voyage" ces prochains mois !  Mais avant, je profite de ces quelques semaines pour prévoir de nombreux posts et vidéos culture, pour rattraper mon retard sur certaines lectures et sur les sorties ciné que j'avais manqué l'an dernier, j'ai donc très hâte de partager tout ça avec vous !

 


LECTURES


J'avais déjà chroniqué cet ouvrage très détaillé sur la Corée du Sud par le journaliste F. Ojardias.
Vous pouvez retrouver ma critique ici 

J'en reparlerai très vite ici.

Mais rapidement, si vous êtes fan de star wars et que cela vous intéresse d'en savoir plus sur les coulisses du 1er, ainsi que sur celle qui se cachait derrière la Princesse Leia, je vous conseille à 100% ce livre.

Je n'ai pas vraiment apprécié ce roman graphique, sans doute à cause du récit qui est un peu sans queue ni tête..

J'adore Astérix, et j'avais été assez déçue par les derniers volets qui s'éloignaient trop des codes de la série. Heureusement, on les retrouve tous dans celui-ci (jeux de mots y compris ;) que j'ai vraiment apprécié !

Mai 68. Renée est ouvrière dans une usine de piles (Wonder) et va se faire emporter par les grèves, les manifestations, le mouvement de ce mois fou où tout était possible. On la suit durant ce mois qui va la changer à jamais.

Si je n'ai pas été totalement convaincue par le réçit, j'ai absolument ADORE le dessin, les couleurs, la légèreté de certains paysages (surtout à la fin).

Florence Cestac signe une grande BD chez Dargaud sur l'avortement. A travers le portrait de plusieurs femmes très différentes venues en Angleterre ensemble se faire avorter, Cestac resitue la situation des femmes avant la loi Veil, le combat de Simone Veil dans l'hémicycle et nous propose en quelques pages une histoire de l'avortement à travers les siècles. Des salopes et des anges est une BD excellente, nécessaire et utile. 

La biographie écrite par le narrateur de la vie tourmentée de l'un de ses amis, qui vient d'être retrouvé mort lorsque commence le récit. Bien que ce soit (apparemment) le Paul Auster le plus acclamé, ça n'est pas du tout mon préféré. Je comprends pourquoi il fait partie des ouvrages de référence de l'auteur car la richesse du récit et la qualité de l'écriture sont indéniables, mais je n'ai pas du tout adhéré au rythme du récit.

Un roman graphique autobiographique très éclairant sur un sujet que je ne connaissais pas du tout : la situation de la communauté juive polonaise et son renouveau actuel, dans un pays où la shoah a laissé des traces encore profondes. L'auteur et son frère sont partis sur les traces de leurs origines. C'est un récit qui ne m'a pas particulièrement touché, étant assez étrangère à ce sujet, mais j'ai apprécié l'authenticité du récit, des rencontres, et la richesse des informations partagées.

 

Moins trash que du Despentes mais non moins savoureux, Sophie-Marie Larrouy parle sur le ton de la génération des 25/30 ans d'aujourd'hui. J'y retrouve des scènes, des envies vécues. Elle décrit la fracture sociale, ses déboires amoureux et ses ambitions avec énormément d'humour et aussi beaucoup de cynisme. Je n'ai pas adhéré totalement au style, au mais j'ai beaucoup aimé le sujet, son traitement et surtout l'humour génial de cette fille.

Un roman graphique autobiographique plutôt sympathique mais sans grand relief.

Fiction très sensorielle qui décrit la guérison d'une jeune femme anorexique. Comme d'habitude le style de De Vigan est très efficace. 

J'ai découvert Vanyda car ses BDs étaient en sélection à la Médiathèque où je me rends fréquemment. J'ai donc emprunté "Un petit goût de noisette" et "Entre ici et ailleurs".

J'ai apprécié "Entre ici et ailleurs" qui parle de la réalisation par le sport, de la quête de ses origines et de l'amitié. "Un petit goût de noisette" est plus concentré sur les relations amoureuses et a une structure que j'ai moins apprécié : chaque histoire est décomposée en plusieurs chapitres et on saute d'une partie d'une histoire à une autre sans réel sens. C'est dommage car les histoires sont souvent touchantes, drôles et authentique, et ce séquençage nuit à la compréhension. 




CINEMA


Ce mois-ci j'ai vu une dizaine de films dont 4 au cinéma, 3 qui m'ont pas mal plu et 2 qui m'ont complètement bouleversée. Les voici :

Si vous aimez Churchill, l'histoire et les intrigues politiques, vous serez forcément séduit par ce film qui met en scène Churchill dans un moment particulièrement complexe et sensible de l'histoire : mai 1940.  

 

On retrouve la verve faconde du plus rock'n roll des anglais, mais le film manque peut être un peu d'intensité, malgré une composition visuelle parfois sublime (je pense notamment au plan de fin qui est un véritable tableau, mais aussi aux différentes transitions très graphiques, et la lumière qui travaillée sous toutes ces formes tout au long du film).

 

Petit regret chauvin : contrairement à Dunkerque, le film ne mentionne à aucun moment le rôle des français dans la réussite de l'opération Dynamo.

Ce biopic tiré d'une histoire vraie nous raconte la vie de Molly Bloom,joué par Jessica Chastain. Ancienne skieuse de haut niveau, Molly part à Los Angeles après un accident qui lui a coûté sa qualification aux JO. Là bas, elle décroche un emploi d'assistante pour un patron qui va lui faire découvrir le monde des tournois de  poker de haut niveau, où elle cotoie des stars de cinéma, des chanteurs, des patrons de grandes entreprises et d'autres célébrités. Molly va rapidement s'intégrer à ce monde et va finalement monter ses propres soirées. Mais quelques années plus tard, elle est rattrapée par le FBI, et doit engager un avocat, joué par Idris Elba, qui doit construire la défense de cette jeune femme au parcours hors norme. 

Le Grand Jeu est un très bon biopic qui a le mérite de ne pas se perdre dans des digressions improbables pour en rajouter, on assiste à une histoire vraie, folle mais vraie, avec une Jessica Chastain comme d'habitude impeccable.

Un très chouette Pixar / Disney qui nous emmène loin des histoires de princes et princesses.

 

Si le thème de la famille ne me touche pas particulièrement, j'ai quand même été pas mal émue par  plusieurs éléments de l'histoire et visuellement j'ai pris une sacrée claque !

 

Je vous mets la critique de DURENDAL qui colle parfaitement à ce que je pense du film : 


DEUX COUPS DE CŒUR IMMENSES

QUELLE CLAQUE ENORME !

QUELLE FEMME !

QUELS DIALOGUES !

QUELLES PERFORMANCES !

 

Ce film est absolument indescriptible malheureusement. Ormis vous dire qu'on passe efficacement du lire aux larmes en 1 seconde, que les acteurs sont stupéfiants, que le film réussit à parler d'un nombre incroyable de sujets de fond en à peine deux heures, que ce film propose un des personnages féminins les plus badass que j'ai pu voir ces dernières années, je ne peux rien vous dire de plus, à part :

 

A L L E Z    V O I R

C E    F I L M !!

UNBROKEN en anglais, réalisé par Angelina Jolie.

 

Je n'ai pas vu ce film au cinéma car il est sorti il y a quelques années mais il m'avait été très chaudement conseillé par mon barbu !

Il s'agit d'un biopic, tiré d'une histoire vraie : l'histoire hallucinante de Louis Zamperini, un ancien athlète olympique américain d'origine italienne.

 

En 1942, en pleine seconde Guerre mondiale, un avion s'écrase en mer. Seulement trois membres de l'équipage survivent durant 47 jours sur un canot de sauvetage,dont Louis, mais une fois "sauvé" il est capturé par la marine impériale japonaise (l'ennemi à l'époque) et envoyé dans un camp de prisonniers de guerre où il est soumis à des travaux forcés, et fait face au responsable du camp, un sadique qui tentera par tous les moyens de le briser.

 

Ce film est extraordinaire, porté royalement par Jack O'Connell (qui jouait le personnage de Cook dans Skins).

 



Hommage à Benoîte Groult


           

            Le 31 janvier 1920 naissait Benoîte Groult,

 

Immense féministe autrice de "Ainsi soit-elle", le livre qui m'a ouvert les yeux sur le féminisme, la sororité, les violences faites aux femmes, et tant d'autres sujets.

 

Avec "Ainsi soit-elle", "Mon évasion", ou encore ""Le féminisme au masculin" elle a changé ma vie, m'a ouvert un nouveau monde de livres, de notions philosophiques, sociologiques. 

 

C'était une très grande dame qui nous a quittés en 2016 et il fallait que je lui rende hommage.

 

Si vous voulez en savoir plus sur elle, j'avais fait une vidéo booktube sur elle et son œuvre, elle est disponible ici.


Salut Benoîte !


Enfin, J'alimente régulièrement mon compte de calligraphie

(vous pouvez cliquer sur l'image pour accéder à la galerie)

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S E E   Y A   F O L K S   !!


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WHAT'S UP 2018 ?!

BONNE ANNEE !!

J'espère que vous allez bien ! Bienvenue sur le 1er article de 2018, année qui sera TRES riche en émotions et en grands changements puisque JE PARS VIVRE EN ASIE !!! Nous partons fin février pour trois semaines au Vietnam, puis la Corée du Sud, et puis je n'en dis pas plus... 

 

Le rdv du lundi "C'estLundiquelisezvous" qui s'est transformé en "T'as fait quoi cette semaine ?" en 2017 devient "WHAT'S UP" en 2018.

Dans les articles What's up, je reviendrai chaque semaine avec  les livres/ films lus et vus récemment avec mon avis/conseil, les créations (vidéo, calligraphie, photo) récentes et puis peut être d'autres choses !

 

Voici donc le 1er What's up de 2018 !

J'ai créé #LasemaineduPOC

Fin 2017, Je débordais d'idées et pour une fois j'avais le temps.
Je me suis donc lancée dans un projet un peu fou pour moi : LA SEMAINE DU POCLa semaine du POC c'était un challenge : Produire 8 vidéos à raison d'une par jour tous les jours pendant une semaine. J'ai beaucoup travaillé et j'ai réussi à mettre tout ça en forme, pour finir l'année en beauté.

En 7 jours, j'ai produit 8 vidéos pour plus d'une heure de contenu, et j'en ai profité pour faire mon tout premier Podcast !

 

Le bilan de cette semaine est tout simplement génial (je vous renvoie à ma vidéo bilan Pyjama) et je remercie encore une fois toutes celles et ceux qui m'ont envoyé des commentaires, des petits mots d'encouragement et même des snaps depuis des librairies où vous avez acheté des livres que je conseillais dans mes vidéos !! 

 

Si la chaîne vous plaît, hésitez pas à vous abonner ! 

 

TOUTES LES VIDÉOS DE LA SEMAINE DU POC


J'EN FAIS LE BILAN ICI :


MAIS AUSSI


J'ai lu

Je partage mes lectures dans mes stories instagram, sur la playlist Merylivres de ma chaîne, et ici bien sûr, mais je les partages TOUTES sur Goodreads, hésitez pas à m'ajouter en amie si vous êtes aussi sur cette super plateforme !

Sud coréens - lignes de vie d'un peupleSud coréens - lignes de vie d'un peuple by Frédéric Ojardias
My rating: 5 of 5 stars

A travers des portraits de Sud coréens et une solide culture historique et politique du pays du matin calme, Frédéric Ojardias nous raconte la Corée du Sud d'aujourd'hui (2017) entre traditions et modernité. L'écriture est fluide, le contenu accessible à toutes et tous, et le sujet est passionnant.
Je le recommande à 100%, pour toutes celles et ceux qui souhaiteraient en savoir plus sur ce pays et leurs habitants, à l'heure où le Nord et le Sud recommencent à échanger, malgré les provocations du Président des Etats-Unis.

View all my reviews

J'ai créé trendytypo

🔥J'ai lancé il y a quelques mois mon compte Instagram de calligraphie. https://www.instagram.com/trendytypo/
Cette année je vais essayer de l'alimenter chaque jour ! 
💓     

Hésitez pas à le suivre !



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WHAT'S UP - DEC 2017

Image originale : Roy lichtenstein

J'ai lu : une BD très importante

Le Vrai sexe de la vraie vie, de CY, est une BD éditée aux éditions Lapin qui parle comme son titre l'indique, de sexe, mais dans tous ses états !

 

Il n'y a en effet pas qu'une seule sexualité, mais une infinité, et Cy en explore certaines dans cette chouette BD pleine de bonnes vibes et de messages positifs et pédagogiques. Consentement, sexe et handicap, protection, dépistages, de nombreux sujets sont abordé de façon hyper cool et parfois très drôle. Je vous encourage vraiment à le lire et même à l'offrir (oui oui, allez pas de chichis entre nous !).

 

Et qui peut mieux parler de son livre que son auteure ?! Hésitez pas à regarder la vidéo de Cy et à vous abonner à sa chaîne !


Jai aussi lu : des nouvelles, françaises et coréennes !

Si vous n'êtes pas familiers de Tesson, ce petit folio 2€ est super pour rencontrer cet auteur, que personnellement j'adore et dont mon Barbu a dévoré tous les ouvrages.

 

Les nouvelles sont inégales même si on y retrouve le style génial de Tesson. J'ai particulièrement aimé "La ligne" et "Le téléphérique" !

J'ai découvert récemment le Manhwa, il s'agit de la bande dessinée coréenne, et la Bicyclette Rouge est une référence ! Il y a quatre tomes au total, et chacun est composé de courtes histoires avec à chaque fois une petite morale ou une jolie réflexion sur la vie !

 


Je poursuis ma lecture du cœur des louves

Je ferai un retour complet une fois que j'aurai terminé ce roman, mais je peux déjà vous dire qu'il mérite totalement sa réputation. Margaud de la chaîne Margaud Liseuse avait fait une vidéo  coup de coeur et c'est ce qui m'a décidé à me lancer dans la lecture de ce super roman ! Le réçit commence lorsque Célia retourne vivre avec sa mère, une romancière à succès, dans le village natal plutôt hostile de cette dernière. Célia va retrouver Alice, une copine d'enfance qui va l'entraîner dans une histoire troublante et sauvage.

E T   S I N O N...

J'ai mis en ligne 2 nouvelles vidéos !


Je suis allée au ciné

OLALA MAIS QUEL COUP DE COEUR !

 

Je sais je sais, la bande d'annonce fait un peu peur, et elle peut rebuter avec son côté trop ciné indé français, MAIS NE VOUS Y FIEZ PAS !

Au Revoir Là-Haut est un grand, très grand film, très accessible, qui évite les écueils et clichés propres au ciné français, et qui n'a rien à envier à des productions présentées à sundance !

 

On rit, on pleure, les décors sont sublimes, les costumes géniaux, et le cadrage tellement fou que Le Fossoyeur de Films y a même consacré une vidéo !

 

Je ne peux QUE vous conseiller d'y aller les yeux fermés (enfin façon de parler hein, gardez vos mirettes bien ouvertes !)

Bon j'annonce, je n'avais pas compris que c'était un film d'horreur.

Etant donné que je n'avais pas regardé un film de ce genre depuis presque 10 ans (ma période horror movies s'étant terminée aux alentours de mes 14 ans), je n'étais clairement pas prête pour ce film.

 

Cela étant dit, FLATLINERS est un film plutôt cool à regarder, le pitch de base étant intéressant : une petite bande d'internes en médecine expérimentent "la mort" en faisant s'arrêter puis redémarrer leur coeur; mais cette expérience va les suivre une fois qu'ils sont réanimés. 

 

Flatliners joue avec les codes du genre tout en n'abusant pas des jump scare, et alterne entre moments un peu potaches à la scary movie et vrais scènes d'angoisse. La qualité du casting est à noter : Ellen Page (raison pour laquelle j'avais envie de voir le film) a un jeu très juste comme d'habitude, Nina Dobrev (de Vampire Diaries) a l'habitude de ce genre d'atmosphère, et j'étais très agréablement surprise de retrouver Diego Luna (que je connaissais de Harvey Milk) et qui est très sympathique dans ce film !

 

Je suis assez d'accord avec l'analyse qu'en a fait le youtuber Durendal :

Bref, Flatliners est un film cool à regarder entre potes un soir, et est tout à fait accessible aux gens comme moi (la team flipette). 


Et vous, vous avez fait quoi cette semaine ?

See ya folks !

M.

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CLQLV IV

J'ai commencé

Je ferai un retour complet une fois que j'aurai terminé ce roman, mais je peux déjà vous dire qu'il mérite totalement sa réputation. Margaud de la chaîne Margaud Liseuse avait fait une vidéo  coup de coeur et c'est ce qui m'a décidé à me lancer dans la lecture de ce super roman ! Le réçit commence lorsque Célia retourne vivre avec sa mère, une romancière à succès, dans le village natal plutôt hostile de cette dernière. Ce retour va réanimer de vieilles histoires et faire grandir Célia ..



J'ai lu 3 BD

Il s'agit du Tome 2 de l'édition de l'histoire que Lili Sohn avait raconté dans son blog eponyme. Je vous en avais parlé dans ma vidéo Par où Commencer consacrée au Vagin.

 

Tout comme le tome 1 : c'est formidable, pédagogique, touchant aussi et au vu de l'évolution de lili aujourd'hui, ça donne beaucoup d'espoir <3

Ce tome 2 est plus puissant que le 1er, plus drôle et cynique aussi. Et toujours très politique. Dans Quai D'Orsay, T2, on aborde la période charnière et historique de l'opposition de la France à la guerre en Irak. 

 

On y découvre le jeu d'écriture des amendements, verbatims et autres discours politiques, mais aussi les relations entre les collaborateurs de "sa sainteté" le Ministre.

Dans la série des BD tirées de romans, le magasin des suicides (adapté du roman de Jean Teulé) est une réussite.

 

Je vous conseille vraiment ce petit bijou de cynisme et d'humour noir. Cette BD se lit très vite et le dessin est plutôt agréable.



Bonnes lectures !

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CLQLV III

2017 Reading Challenge

2017 Reading Challenge
Meryl has read 83 books toward her goal of 100 books.
hide

J'ai enfin lu la biographie de Kiki de Montparnasse, par Catel

 

Je ne savais rien d'elle, ormis son nom et cette photo, connue mondialement, de son dos nu de "violon d'Ingres".

Née Alice Prin, elle est devenu Kiki de Montparnasse, femme libre, modèle, chanteuse et muse de grands artistes, à commencer par le photographe Man Ray qui partagera sa vie de longues années.
Cette vie hors norme est (sans surprises) merveilleusement croquée par Catel - qui a décidément un talent fou pour les biographies. 
La vie de Kiki est un roman fou, drôle, remplie d'excès, d'art et de rencontres célèbres. Cest une vie qui s'inscrit dans un Paris d'une certaine époque, qui valait bien qu'on la dessine.

J'ai creusé le sujet Just Kids

Dans le dernier C'est lundi que lisez-vous, je vous parlais de mon coup de cœur pour Just Kids, oeuvre autobiographique écrit par Patti Smith, où elle raconte sa relation avec Robert Mapplethorpe.

 

J'ai eu envie d'en savoir encore plus sur les créations de Patti et Robert dont elle parle dans Just Kids.

J'ai fouillé dans la section photo et poésies de la Médiathèque Marguerite Duras (dans le 20eme arrondissement de Paris), qui a une surprenante sélection de livres d'art, et j'ai trouvé ces trois merveilles, que je me suis empressée de dévorer :

Glaneurs de rêve 

Est un autre récit autobiographique écrit par Patti Smith, si vous avez aimé Just Kids, c'est un excellent complément que vous allez adorer.

 

Robert Mappelthorpe - Grand Palais

L'album de la rétrospective Robert Mappelthorpe au Grand Palais est consacrée à son oeuvre photographique (comme vous le savez si vous avez lu Just Kids, Robert a d'abord commencé par des collages et des installations).

 

La mer de Corail 

Cette oeuvre littéraire hybride est composée de courts textes poétiques rédigés par Patti et illustrés par des photographiques de Robert. Un autre héritage créatif de ce couple mythique.


J'ai lu quelques BD

J'ai particulièrement aimé La rue des autres qui est une jolie histoire sensible et pleine d'humanité.

Même si j'ai moins apprécié l'histoire, je vous conseille Le centre de la terre pour les paysages de l'Islande.

J'ai une certaine tendresse pour Marche ou rêve, que je vous conseille si vous aimez le dessin de Laurel.

En revanche je trouve que le récit s’interrompt trop brutalement.

Je n'ai pas été convaincue par Regarde les filles mais je lui reconnais une certaine esthétique, en particulier pour les dessins de femmes.

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CLQLV II

LE JOYEUX RECAP DE MES LECTURES RECENTES - QUI TE DONNE PLEIN DE BONNES EXCUSES POUR FILER CHEZ TON LIBRAIRE

ORIGINE : 100 % LOUTRE

J'ai découvert un couple mythique

 

Je n'ai pas encore terminé cette lecture au moment où j'écris ces lignes, mais ce n'est pas trop m'avancer que de dire que cette lecture est passionnante !

Il y a un moment que je voyais Just Kids sur les présentoirs des librairies et après plusieurs années d'attente j'ai fini par craquer, et c'est ainsi qu'avec Chroniques de Bob Dylan (prix Nobel de littérature), Patti Smith a rejoint ma pile à lire.

 

Dans Just Kids, la chanteuse mythique raconte son arrivée à New York, où elle va selon ses propres mots "rencontrer le garçon qui a changé sa vie", Robert Mapplethorpe.

 

Smith décrit avec un sens aigu du détail leur relation extraordinaire et leur vie dans le New York underground des années 60 / 70. La précision de ses souvenirs et la qualité de son récit sont réellement bluffants, et nous permettent une immersion intense dans la période de vie qu'elle a choisi de partager ici. Elle nous conte ses galères d'argent avec autant de poésie que lorsqu'elle évoque les colliers de perles confectionnés par l'homme qu'elle aime. Tous ses mots sonnent comme une musique douce à l'oreille, terriblement nostalgique, parfois mélancolique.

 

Cet ouvrage est à la hauteur de sa réputation, c'est une longue et magnifique mélodie. Une ode à l'autre et à soi, à un temps révolu, à un premier amour.

 


J'ai terminé Un roman français

Et à ma grande surprise, j'ai vraiment apprécié ce livre (prix Renaudot quand même).

 

Si je n'adhère pas forcément à tout ce que m'évoque la personne de Frédéric Beigbeder au premier abord, j'ai toujours été surprise et curieuse de son oeuvre.

 

Que ce soit en tant que réalisateur (du trash 99f), éditeur chez Flammarion, rédacteur en chef du magazine Lui qu'il a relancé (avec succès) en 2013, et enfin auteur (ce qu'il est, je le crois, avant tout) : il surprend et mets en scène ses ambigüités et paradoxes. Parce que c'est ce qu'il est : paradoxal. Frédéric Beigbeder est un grand fêtard parisien collectionneur de femmes qui est parti vivre dans son pays basque natal pour que sa Chloé respire mieux. Il dézingue l'univers de la mode dans son film mais ne met à la une du magazine Lui que des mannequins nus.

 

Son roman est un peu comme lui : attachiant. Comme lui on ne sait pas si on l'aime ou pas, et en même temps est-ce important ? Il alterne entre moments de grâce et introspection avec peu de relief (qui suis-je, où vais-je, dans quelle étagère ?). J'ai eu envie de lire un roman français jusqu'au bout, parce qu'il y a des passages universels, poétiques, sur l'enfance, l'amour et l'humanité. Et en définitive, je me suis prise d'affection pour ce petit gars de Guéthary, devenu écrivain et qui le temps d'une garde-à-vue, va rédiger dans son esprit une œuvre qui mérite d'être lue.


J'ai aussi lu

Le Point a sorti un nouveau Hors série LE POINT POP, consacré cette fois au phénomène Harry Potter.

 

Chiffres, infographies, analyses universitaires, économiques, psychologiques de l'oeuvre, interviews .. si vous êtes fans, ce numéro vaut la peine d'être lu !

 

J'ai beaucoup apprécié cette relecture avec un peu de recul de la saga mythique qui m'a accompagnée (comme tant d'autres) toute mon adolescence. Je vous le conseille !

 

Dispo chez les marchands de journaux

Je vais prochainement consacrer une vidéo POC à Salvador Dali, dont l'oeuvre me passionne depuis que j'ai visité le musée théatre de Dali à Figueras, l'été de mes 17 ans.

 

Inutile donc d'en dire plus sur lui, la vidéo sera faite pour cela. En attendant je lis tous les ans de nouveaux ouvrages sur lui et son oeuvre. L'ABCdaire de Flammarion, acheté dans la boutique du musée des beaux-arts de Rouen, et dévoré en un trajet en voiture, vient donc rejoindre ma collection "dalinienne".

 

Si vous ne connaissez pas déjà la petite bédétheque des savoirs, il faut absolument vous y mettre !

 

C'est une super collection s'est donné la mission de "faire comprendre le monde en BD". Chaque petit tome fait une cinquantaine de pages et propose des connaissances de base (mais aussi plus poussées) sur des sujets variés (l'univers, le féminisme, les droits d'auteur ou encore le heavy metal).

 

J'ai lu celui consacré aux requins, que j'avais offert à mon barbu passionné par ces animaux, et j'ai appris plein de choses ! 


Je n'ai toujours pas terminé

Je ne pourrai pas dire pourquoi, mais je n'accroche pas à ce roman, étant pourtant passionnée de l’œuvre du King.

C'est lent, et à 250 pages sur les 660, je n'arrive toujours pas à avancer (alors qu'en comparaison je n'ai eu aucun mal à avaler rapidement les presque 400 pages de Just Kids). J'hésite à regarder le film pour "classer l'affaire".

Vous l'avez vu / lu ?

Qu'en pensez-vous ?

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C'est lundi, que lisez-vous ? #1

COMME JE N'AI PAS LE TEMPS DE FAIRE DES CHRONIQUES SUR TOUTES MES LECTURES MAIS QUE JE LIS TOUJOURS BEAUCOUP,

J'AI DECIDE DE REJOINDRE LA JOYEUSE TEAM DES #CESTLUNDIQUELISEZVOUS !

UN RECAP TOUS LES LUNDIS DES LECTURES DE LA SEMAINE AVEC UN AVIS ET PARFOIS DES COUPS DE COEUR  !


Cette semaine, j'ai lu : Une bio (et QUELLE BIO !)

J'annonce la couleur : La biographie de Marie-Curie par Françoise Giroud est entrée directement dans mon top 10 des meilleures biographies lues ! J'ai parlé de ce livre à tout le monde, livrant progressivement toutes les anecdotes dont il regorge à mon entourage.

QUELLE VIE ! Et QUELLE FEMME !

Je ne connaissais de Marie Curie que les exploits scientifiques, mais pas les détails de sa progression scientifique. Je ne connaissais rien de sa relation avec la France, ou avec son mari Pierre. J'ignorais tout de son rapport au travail, ou à la célébrité.

 

Bref autant dire que je ne savais rien d'elle, et que c'était bien dommage !

Marie Curie a été "la première". Première femme à obtenir non pas un mais deux prix Nobel, dans deux disciplines différentes. Elle a fréquenté Poincaré, Langevin, encouragé Einstein, et s'est liée d'amitié avec la leader des suffragettes. Très en avance sur son temps, elle n'a jamais cessé de travailler et de s'imposer comme une des plus grandes scientifiques de son siècle.

 

Bref : Marie Skłodowska Curie est une femme honorable, dont je vous recommande de découvrir la vie.


VOIR AUSSI

Une autre biographie de femme qui m'avait fortement marquée


Cette semaine j'ai aussi lu...

Il s'agit du tome 2 des BDs d'Axolot.

 

On reste dans la même veine que la Chaîne youtube, mais cette fois en BD !

 

Avec le même procédé que "Les autres gens" des dessinateurs que l'on aime (dont Pénélope Bagieu <3 !) nous font découvrir des lieux loufoques, des histoires extraordinaires et des anecdotes (notamment sur la vie sexuelle des animaux) très utiles pour animer vos soirées !

 

J'adore Riad Sattouf et je n'avais toujours pas pris le temps de lire "La vie secrète des jeunes" qui rassemble toutes ses chroniques au titre éponyme dans le magazine Charlie Hebdo.

Comme d'habitude Riad arrive parfaitement à retranscrire les petites anecdotes de la vie de tous les jours et à nous faire beaucoup rire (et parfois frissonner) avec des détails parfois sordides !

 

L'exercice est différent de celui de l'Arabe du Futur et se rapproche plus des Cahiers d'Esther, que j'aime tout autant !

Voir ma chronique booktube :

J'ai rarement autant ri qu'en lisant les différents tomes des Notes de Boulet

(il faudrait que je fasse un classement de mes tomes préférés à l'occasion).

 

Celui-là ne déroge pas à la règle, on se marre du début à la fin, entre deux pensées métaphysiques et tout en suivant un fil rouge philosophique sur le sens de la vie.

Rien à dire de plus à part "bravo Boulet" et "lisez-le vite" !

 



Et enfin, j'ai commencé :


 

Mais celles-ci, on en reparle la semaine prochaine !

Bisous mes petites loutres !

 

xxx

M.

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A. POSTEL : L'ASCENDANT


Editions Gallimard

125 pages


De quoi ça parle

 

Un homme, le narrateur, apprend que son père est mort.

Après avoir constaté le décès à la morgue, il se rend dans la maison de son paternel pour mettre ses papiers en ordre.

Au cours de sa visite, il descend à la cave... et y trouve une femme, enfermée dans une cage.

 

J'ai aimé

L'histoire.

Difficile de faire plus haletant quand la base de ton récit est aussi terrifiante.

C'est captivant, merveilleusement bien écrit, avec un style très habile et qui correspond au contenu du livre (détaché, alors même que le narrateur est celui qui a vécu l'histoire).

 

La construction du récit : 1 chapitre = 1 date. 

On suit le narrateur sur une période très courte, et la décomposition du récit par journée nous permet de nous situer et de voir l'évolution de la situation quasiment heure par heure. Cela permet (en tout cas c'est l'effet que ça m'a fait) de trouver un peu de repères dans une histoire qui est très troublante.

 

J'ai moins aimé

Le malaise.

J'ai dû arrêter plusieurs fois ma lecture tant elle me mettait mal (mais en même temps, c'est aussi la force du livre). Et malgré tout je m'y suis toujours replongée par curiosité (il est difficile à lâcher bien longtemps).

 

Trop de questions laissées sans réponses.

Sans spoiler, disons que beaucoup trop de choses sont passées sous silence, inexpliquées (notamment l'avenir du personnage qui raconte l'histoire avec un certain recul).

 

 

MAIS C'EST QUAND MEME TRES TRES FORT, 

BREF , LISEZ LE !

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J.P. Blondel : 06h41

De quoi ça parle ?

 

Cécile et Philippe ont été ensemble, et ça s’est TRES mal fini.

 

27 ans plus tard, Cécile prend le train de 6h41 qui relie Troyes à Paris… et Philippe aussi.

 

 

Comment cette rencontre va-t-elle se passer (si elle a même lieu ?) car le train est en marche, et..


J'ai aimé

TOUT, donc.

 

 

Le style simple et épuré, mais aussi précis et aiguisé.

 

·   L’immersion fabuleuse que nous permet le récit : il a pour temporalité un trajet d’une heure trente. Et tout au long de ce court voyage, on va se retrouver successivement dans les pensées de chacun des deux personnages, entre souvenirs et sentiments présents.

 

   L’histoire,  universelle , celle d’un ancien couple qui se recroise.

 

 

     La réflexion ; forte et étonnamment bien creusée (en seulement 157 pages)  sur ce qui fait une vie, une personnalité.


J'ai moins aimé

Rien, c’est super. On veut la suite ! Ah mince yen a pas.. Bon ben dans ce cas c’est ça que j’aime moins.

 

B R E F  :  L I S E Z  L E !

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Ma première vidéo Booktube

La vie est plus belle quand tu mets la HD :)

 

 

Depuis des années que je traîne sur Youtube, et quasiment un an que je regarde tous les jours des vidéos booktube, j'ai décidé après de très longues hésitations de m'y mettre aussi.

 

 

Parler seule, longtemps, à une caméra, c'est VRAIMENT troublant. Et se regarder ensuite est encore plus étrange : ça m'a permis de me rendre compte de mes tics de langage et de ma gestuelle qui sent bien le sud. Malgré ça, l'expérience m'a bien plu et j'ai plein d'idées pour les prochaines , qui seront (je l'espère) un peu plus originales et personnelles que peut l'être celle-ci.

 

Je n'abandonne pas le format écrit de mes critiques, ces vidéos viennent en complément !

D'ailleurs, je me suis lancée dans un autre format : "20 seconds" :

 

L'idée de ce nouveau format : les 20 premières secondes d'une musique, qui accompagnent des vidéos prises au cours de mes voyages.

 

J'ai réalisé que je n'avais souvent pas assez de matière pour monter une vidéo de plusieurs minutes sur un pays / ville  (comme j'ai pu le faire sur Majorque, ou encore le Danemark). Sur instagram, j'ai trouvé plusieurs artistes et vidéastes qui proposaient des shortmovies très stylisés, colorés, parfois en slowmo, parfois en accéléré. ça m'a donné envie de faire quelque chose dans ce style :)

 

Je vous retrouve donc très vite avec de nouvelles vidéos !

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B.Beaulieu, Alors vous ne serez plus jamais triste

De quoi ça parle

 

Un médecin désespéré par la mort de sa femme prévoit de mettre fin à ses jours le soir même, mais alors qu'il est en route pour mettre en ordre ses derniers papiers, il va faire la rencontre d'une vieille femme qui va le supplier de ne pas commettre l'irréparable. A sa demande, il va lui accorder 7 jours de sursis,

7 jours pour le convaincre de ne pas mourir...

 

 

 

Pour celles et ceux qui ne le connaîtraient pas, Baptiste Beaulieu est le créateur du (trèstrès bon) blog (devenu un livre)

Alors voilà Dans lequel il raconte et partage des histoires (vraies) de patient(e)s et médecins, souvent très touchantes, parfois engagées, et qui font toujours beaucoup réfléchir (donc Allézy)

 


J'ai aimé

 * La construction très originale 

 

La pagination d’abord : comme il s’agit d’un compte à rebours, les pages sont dans un ordre décroissant, c’était la première fois que je voyais ça dans un livre.

 

La structure du livre fonctionne sur le principe 1 chapitre = 1 jour.

Mais en plus de cette composition, le récit est entrecoupé de double-pages « flashbacks » en italique, utiles pour faire des liens avec le récit.

 

* Le fond du récit 

Il n’est pas forcément très original mais il est développé de façon vraiment dynamique  : On retrouve vraiment l’idée du CARPE DIEM avec le personnage de Sarah (« la vieille ») qui va pousser à bout le docteur pour lui faire éprouver des émotions fortes et retrouver des sensations humaines (manger quand on a eu très faim, se mettre au chaud après avoir eu très froid, etc..).

 


J'ai moins aimé

* Le rythme

C'est certainement voulu par l'auteur, mais je n'ai pas adhéré au côté très saccadé du récit : tout est précipité, toutes les émotions et les actions sont extrêmes et changent très vite, ce qui peut nuire au sentiment de fluidité que personnellement j'aime bien trouver dans mes lectures.  En revanche j'ai énormément apprécié la fin dont le rythme est plus lent, plus naturel (ducoupçava)


BREF, Lisez le !

Très belles lectures à toutes & à tous !

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J.Winterson, Les oranges ne sont pas les seuls fruits

 

 

 

 

 

 

Auteur : Jeanette Winterson

Editions Points

 

245 pages

 

 

 

 

 

 

De quoi ça parle

  "C’est l’histoire de Jeanette (tiens, comme l’auteur).

On va la suivre depuis son enfance jusqu'à la fin de son adolescence. Jeanette est drôle,très curieuse, mais surtout, elle a grandi dans la foi. En effet, sa mère est une fervente religieuse qui l'a élevée uniquement à l’appui de la Bible (ce qui, bien entendu, donnera lieu à des décalages mémorables entre Jeanette et les autres enfants).

 

Jusqu’à son adolescence, Jeanette, sa mère et la religion coexistent en paix. Malheureusement, cette entente va être bouleversée par un nouvel amour. Un amour interdit." 

J'ai aimé

* Le sujet

Ce serait très réducteur de dire que ce roman parle uniquement d’homosexualité et de religion.

En effet, ces thématiques sont au cœur de ce livre, mais elles sont englobées par un sujet encore plus large selon moi, et il s’agit de l’amour.

 

- L’amour familial d’abord, la relation entre Jeanette et sa mère étant un des piliers de ce livre.

 

- L’amour des autres : Jeanette aime « son prochain », et ne rejette personne (alors qu'elle même est violemment rejetée à de très nombreuses reprises). Elle a aussi des amitiés profondes avec des marginaux, des femmes plus âgées et originales. Enfin, elle aime la communauté religieuse dans laquelle elle a grandi, et la considère comme sa famille

- L’Amour avec un grand A. Celui du désir et de la passion. Celui, incontrôlé, incontrôlable, qui change tout. 

Et c’est bien sûr cet amour-là qui va chambouler les autres. Car Jeanette n’aime pas les hommes, mais les femmes, du fin fond de ses entrailles, et elle ne voit pas où est le problème (et elle a fort bien raison).

* La construction et le style

C’était mon premier Winterson, et je me suis absolument régalée. La construction de son récit était aussi très originale : Le livre est divisé en 8 chapitres qui portent des titres éloquents : « Génèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome,… ». Bref, même dans la structure, on reste dans le thème.

 

Au-delà de cet aspect, j’ai adoré la façon d’écrire de Winterson, il y a des moments d’une poésie inouïe, et d’autres vraiment hilarants, tout est fluide, maîtrisé, juste. 


L'auteur. Franchement, elle vous donne pas envie de la suivre sur la route du bonheur ?


J'ai Moins aimé

.. Pas grand-chose en fait.

Je regrette certaines ellipses temporelles qui nous privent d’une partie de l’histoire. Elles sont assez frustrantes car elles ont souvent lieu immédiatement après un truc ENORME, et BIM, on passe à 3 semaines /mois / années plus tard .

MAIS NON QUOI !

Et… c’est à peu près tout.

 


Ce livre est incroyable, beau, touchant. 

Emma Watson l'a même lu et conseillé sur goodreads

(alors je sais pas ce qu'il vous faut de plus pour vous y mettre !)

 

 

BREF, LISEZ LE !

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J.Irving, Le Monde Selon garp

Hey !

 

Comme annoncé, voilà le début  O F F I C I E L  des chroniques lectures, à retrouver chaque vendredi ici.

 

J'espère que j'arriverai à honorer ce rendez-vous, d'abord parce que ça m'oblige à lire davantage et à réfléchir à ma lecture une fois l'ouvrage terminé, mais aussi parce qu'après des années à conseiller et offrir des livres à mon entourage, j'avais très envie d'écrire (ou de filmer ;) ) sur mes lectures marquantes, et les partager ici.

 

J'espère que ça vous inspirera de belles lectures, n'hésitez pas à me donner votre avis si vous avez lu aussi ce livre, et à me conseiller d'autres Irving si vous en connaissez.


Ce que ça raconte

 

La vie de Garp.

 

 

MAIS NON, je ne vous laisse pas qu'avec cette réponse bien sûr.

Si je devais résumer sans pour autant spoiler voilà ce que serait :

 

MA 4e de couverture (la mienne à moi)

  "Garp est le fils de Jenny Fields, une véritable originale dont la vie et l'oeuvre vont naturellement influencer considérablement celle de son fils. Le Monde selon Garp est le récit de sa vie, de sa (très unique) conception à sa mort.
Garp sera écrivain, père, amant et mari, et connaîtra autant de grands drames que de joies folles. Son histoire n'est pas extraordinaire, mais elle est pourtant incroyable à lire. C'est une vie qui nous est racontée, avec tout ce qu'elle peut avoir de banal, mais aussi (et surtout) d'exceptionnel. " 

 


Ouais, ça a été adapté en film, et Ouais, ya Robinou dedans :)


j'ai aimé...

* Le récit en lui-même :
J'ai eu l'impression de lire une biographie, et étant très friande de ce genre littéraire, j'ai naturellement apprécié la lecture de cette histoire, qui est d'un réalisme incroyable (et ce en dépit des événements parfois exceptionnels dont elle est ponctuée).

* La profondeur des personnages : 

Il y a beaucoup de personnages secondaires dans "Le monde selon Garp", mais Irving a réussi l'exploit de réellement "creuser" chacun d'entre eux. On connait ainsi leur vie, leur caractère, leurs goûts, et même leur mort. C'est une des premières fois que je m'attache à autant de personnages de la même oeuvre (je pense même que ça ne m'était pas arrivé depuis Harry Potter).

*La réflexion que cette lecture m'a apporté

Le monde selon Garp a de très nombreuses thématiques qui, de la même façon que les personnages, ne sont absolument pas traitées superficiellement. On parle tout d'abord de manière puissante de la femme, de la féminité, et du féminisme. Bien que Garp soit un homme, il est entouré de personnages féminins extrêmement forts, à commencer par sa mère. Irving traite aussi en profondeur d'autres sujets, comme la créativité et ses sources, la parentalité, ou encore le désir. 

 

J'ai moins aimé...

*Les histoires dans l'histoire

Garp étant écrivain, le livre est entrecoupé d'extraits de ses écrits. L'idée n'est pas mauvaise, et certains y retrouveront une forme de respiration dans le récit, qui est dense et très long (quasiment 700 pages tout de même !).

Néanmoins, je n'ai pas apprécié ces passages, d'abord parce que je n'avais justement pas envie de ces "respirations", je n'aime généralement pas être coupée dans ma lecture par des photos, des dessins ou des extraits. La deuxième raison, c'est que lesdits extraits ne m'ont pas convaincue des qualités d'auteur de GARP.

Je m'explique : Si Irving me dit que la première nouvelle de Garp était de loin sa meilleure, parce qu'il avait tel style, JE LE CROIS, je n'ai pas besoin d'un extrait venant, au mieux, me dire "wokai c'est pas mal", et au pire "ah c'est ça le meilleur de Garp ???". Gardons le mystère, laissons nous nous imaginer le style de Garp !

Liberté ! (bon je m'enflamme un peu)


Bref : lisez le !


 

Je vous laisse sur une chouette chronique de ce même livre de la géniale Mymy de l'équipe de Mad'

 

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RIAD SATTOUF - L'ARABE DU FUTUR

Article initialement publié ici en 2014

Tout a commencé avec la chronique BD de la pétillante Pénélope Bagieu sur le site Madmoizelle, qui encensait ce nouvel incontournable dans le paysage déjà très peuplé des « Grands » de la bande dessinée ». Un instagram de Laurel (une autre dessinatrice) à ce même sujet en a continué de piquer ma curiosité, et enfin l’enthousiasme de mon libraire lorsque j’ai posé la main sur le fameux album a mis fin à mes doutes quant à la nécessité de lire l’Arabe du futur - Une jeunesse au Moyen Orient (1978-1984) le nouvel album de Riad Sattouf.

Durant 158 pages et 4 chapitres, nous suivons donc Riad dans la première partie de sa vie. Nous vivons à travers ses yeux d’enfants sa découverte du monde. Il est accompagné de sa mère, un personnage intriguant peu présent, et de son père, dans la Libye de Kadhafi et la Syrie d’Hafez Al-Assad.

L’ultraréalisme.

D’abord, il s’agit, nous dit-on, d’une histoire vraie, ce qui pose tout de suite les bases. Ensuite, c’est une œuvre autobiographique. On navigue donc dans le vrai, le cru de la réalité, l’ultraréalisme des pensées, des regards et des paroles.

Dans cet album, le détail des scènes et des odeurs ont une importance primordiale puisque c’est bien Riad qui nous raconte son histoire. A la manière d’Amélie Nothomb dans la métaphysique des tubes, l’auteur réussit brillamment à nous inclure dans le monde et l’esprit de ce petit être qu’il a été, tout en servant une réflexion politique et philosophique très fine grâce au recul adulte qu’il apporte au texte.

 

Le voyage, la découverte, la politique et la religion, l’innocence, l’apprentissage, la rencontre, la curiosité, la brutalité de l’enfance aussi, tout y est. Dans le personnage de Riad, petit être blond comme les blés admiré de tous, j’ai vu la naissance littéraire d’un nouveau Petit prince, pas si différent de celui du chef-d’œuvre de Saint Exupéry, et peut-être bien plus accessible et moderne. Il pose toutes les questions, celles de toujours sur le questionnement de soi, la quête d’identité (voir planches ci-dessous), la découverte des autres.

La figure du père

Au-delà du très jeune Riad, c’est son père, Abdel-Razak, syrien originaire d’un village près de Homs, le vrai « héro » de ce premier tome. Ce personnage constitue l’épine dorsale de cette autobiographie d’enfance, puisque c’est avant tout lui que nous suivons, en France, en Libye puis de nouveau en France, et enfin en Syrie, au gré de ses désirs de professeur, et surtout d’homme Syrien.

C’est un personnage extrêmement ambivalent, à la fois moderne ; puisqu’il veut d’ailleurs faire de son fils le fameux « Arabe du futur », un arabe instruit et fort ; et en même temps hanté par des paradoxes religieux et politiques très complexes que Riad met en évidence tout au long de l’album (voir planche ci-dessous).

Au-delà du récit.

Comme souvent dans les œuvres de Riad Sattouf, il y a un deuxième niveau de lecture. Ici il est d’ordre philosophique, politique et religieux. Mais j’y ai aussi vu une forte portée pédagogique.

En effet, qu’on soit expert ou non de l’histoire moderne du Moyen-Orient, on s’y retrouve. On y apprend clairement ce que sont les sunnites, les chiites, l’histoire politique de Kadhafi ou encore l’arrivée au pouvoir d’Hafez Al-Assad. C’est expliqué clairement, comme ça devrait l’être plus souvent. Evidemment, les sujets abordés sont sensibles, et certaines scènes, réflexions (sur la peine de mort, la politique internationale, ou même la vision de la femme) ont été à l’origine de vives polémiques dans les médias, mais n’est-ce pas là la marque d’une œuvre forte ? L’Arabe du futur va plus loin, nous force à regarder les choses en face, et nous pousse à nous poser des questions.

L’Arabe du futur est ainsi une œuvre inclassable, percutante, vivement les prochains tomes !

Depuis, les tomes 2 et 3 sont sortis, je ferai certainement une chronique prochainement ;)

 

X X

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   FIVE OF MY FAVs   #BD  


J’ai toujours aimé la BD, enfant mes parents ont dépensé des fortunes en collections intégrales d’Astérix, Tintin, Yakari, Les Schtroumpfs, Boule et bill, Gaston Lagaffe, bref des classiques des classiques jeunesse. Ensuite d’autres nouveautés de la BD jeunesse ont rejoint ma bibliothèque : j’ai dévoré les Titeuf, Mélusine, Jojo, Lou ! Puis j’ai connu la folie Manga avec des séries complètement dingues (Death Note et Basara restent des séries manga de référence pour moi).


Et puis ensuite.. plus rien. Une fois l’adolescence passée, je n’étais plus attirée par les mangas dont j’avais l’impression (à tort bien sûr) d’avoir fait le tour, et je ne trouvais pas de BD ou de comics qui m’intéresse plus que ça. C’est à peu près au même moment que les blogs BD ont explosé, et c’est donc sur le web, chez Laurel, Penelope Bagieu, Kek, Margaux Motin, Gally, diglee ou encore Zelba, que j’ai trouvé ce que je ne trouvais plus en librairie.


Mais bon voilà, une fois le contenu de ces blogs écumé, attendre la prochaine publication des auteurs ne m’a plus suffi, et c’est là que j’ai vraiment commencé à m’intéresser à un type de bande dessinée dont personne ne m’avait jamais parlé et qui est pourtant fondamentale dans la production artistique d’aujourd’hui : le roman graphique. Depuis, j’écume les rayons sélection Angoulême, les festiblog, et toutes les chroniques BD existantes qui portent sur le genre (je conseille particulièrement celle de Pénelope Bagieu sur Madmoizelle vidéos !), bref je suis accro.

 

Et donc aujourd’hui, après avoir fait le tri, je vous propose 5 Romans graphiques qui m’ont fait aimer le genre, et qui dépoussièrent l’image que l’on peut parfois avoir de la BD : Car oui, on peut pleurer, rire, avoir peur et aussi apprendre en lisant de la BD !

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