A. POSTEL : L'ASCENDANT


Editions Gallimard

125 pages


De quoi ça parle

 

Un homme, le narrateur, apprend que son père est mort.

Après avoir constaté le décès à la morgue, il se rend dans la maison de son paternel pour mettre ses papiers en ordre.

Au cours de sa visite, il descend à la cave... et y trouve une femme, enfermée dans une cage.

 

J'ai aimé

L'histoire.

Difficile de faire plus haletant quand la base de ton récit est aussi terrifiante.

C'est captivant, merveilleusement bien écrit, avec un style très habile et qui correspond au contenu du livre (détaché, alors même que le narrateur est celui qui a vécu l'histoire).

 

La construction du récit : 1 chapitre = 1 date. 

On suit le narrateur sur une période très courte, et la décomposition du récit par journée nous permet de nous situer et de voir l'évolution de la situation quasiment heure par heure. Cela permet (en tout cas c'est l'effet que ça m'a fait) de trouver un peu de repères dans une histoire qui est très troublante.

 

J'ai moins aimé

Le malaise.

J'ai dû arrêter plusieurs fois ma lecture tant elle me mettait mal (mais en même temps, c'est aussi la force du livre). Et malgré tout je m'y suis toujours replongée par curiosité (il est difficile à lâcher bien longtemps).

 

Trop de questions laissées sans réponses.

Sans spoiler, disons que beaucoup trop de choses sont passées sous silence, inexpliquées (notamment l'avenir du personnage qui raconte l'histoire avec un certain recul).

 

 

MAIS C'EST QUAND MEME TRES TRES FORT, 

BREF , LISEZ LE !

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J.P. Blondel : 06h41

De quoi ça parle ?

 

Cécile et Philippe ont été ensemble, et ça s’est TRES mal fini.

 

27 ans plus tard, Cécile prend le train de 6h41 qui relie Troyes à Paris… et Philippe aussi.

 

 

Comment cette rencontre va-t-elle se passer (si elle a même lieu ?) car le train est en marche, et..


J'ai aimé

TOUT, donc.

 

 

Le style simple et épuré, mais aussi précis et aiguisé.

 

·   L’immersion fabuleuse que nous permet le récit : il a pour temporalité un trajet d’une heure trente. Et tout au long de ce court voyage, on va se retrouver successivement dans les pensées de chacun des deux personnages, entre souvenirs et sentiments présents.

 

   L’histoire,  universelle , celle d’un ancien couple qui se recroise.

 

 

     La réflexion ; forte et étonnamment bien creusée (en seulement 157 pages)  sur ce qui fait une vie, une personnalité.


J'ai moins aimé

Rien, c’est super. On veut la suite ! Ah mince yen a pas.. Bon ben dans ce cas c’est ça que j’aime moins.

 

B R E F  :  L I S E Z  L E !

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Ma première vidéo Booktube

La vie est plus belle quand tu mets la HD :)

 

 

Depuis des années que je traîne sur Youtube, et quasiment un an que je regarde tous les jours des vidéos booktube, j'ai décidé après de très longues hésitations de m'y mettre aussi.

 

 

Parler seule, longtemps, à une caméra, c'est VRAIMENT troublant. Et se regarder ensuite est encore plus étrange : ça m'a permis de me rendre compte de mes tics de langage et de ma gestuelle qui sent bien le sud. Malgré ça, l'expérience m'a bien plu et j'ai plein d'idées pour les prochaines , qui seront (je l'espère) un peu plus originales et personnelles que peut l'être celle-ci.

 

Je n'abandonne pas le format écrit de mes critiques, ces vidéos viennent en complément !

D'ailleurs, je me suis lancée dans un autre format : "20 seconds" :

 

L'idée de ce nouveau format : les 20 premières secondes d'une musique, qui accompagnent des vidéos prises au cours de mes voyages.

 

J'ai réalisé que je n'avais souvent pas assez de matière pour monter une vidéo de plusieurs minutes sur un pays / ville  (comme j'ai pu le faire sur Majorque, ou encore le Danemark). Sur instagram, j'ai trouvé plusieurs artistes et vidéastes qui proposaient des shortmovies très stylisés, colorés, parfois en slowmo, parfois en accéléré. ça m'a donné envie de faire quelque chose dans ce style :)

 

Je vous retrouve donc très vite avec de nouvelles vidéos !

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B.Beaulieu, Alors vous ne serez plus jamais triste

De quoi ça parle

 

Un médecin désespéré par la mort de sa femme prévoit de mettre fin à ses jours le soir même, mais alors qu'il est en route pour mettre en ordre ses derniers papiers, il va faire la rencontre d'une vieille femme qui va le supplier de ne pas commettre l'irréparable. A sa demande, il va lui accorder 7 jours de sursis,

7 jours pour le convaincre de ne pas mourir...

 

 

 

Pour celles et ceux qui ne le connaîtraient pas, Baptiste Beaulieu est le créateur du (trèstrès bon) blog (devenu un livre)

Alors voilà Dans lequel il raconte et partage des histoires (vraies) de patient(e)s et médecins, souvent très touchantes, parfois engagées, et qui font toujours beaucoup réfléchir (donc Allézy)

 


J'ai aimé

 * La construction très originale 

 

La pagination d’abord : comme il s’agit d’un compte à rebours, les pages sont dans un ordre décroissant, c’était la première fois que je voyais ça dans un livre.

 

La structure du livre fonctionne sur le principe 1 chapitre = 1 jour.

Mais en plus de cette composition, le récit est entrecoupé de double-pages « flashbacks » en italique, utiles pour faire des liens avec le récit.

 

* Le fond du récit 

Il n’est pas forcément très original mais il est développé de façon vraiment dynamique  : On retrouve vraiment l’idée du CARPE DIEM avec le personnage de Sarah (« la vieille ») qui va pousser à bout le docteur pour lui faire éprouver des émotions fortes et retrouver des sensations humaines (manger quand on a eu très faim, se mettre au chaud après avoir eu très froid, etc..).

 


J'ai moins aimé

* Le rythme

C'est certainement voulu par l'auteur, mais je n'ai pas adhéré au côté très saccadé du récit : tout est précipité, toutes les émotions et les actions sont extrêmes et changent très vite, ce qui peut nuire au sentiment de fluidité que personnellement j'aime bien trouver dans mes lectures.  En revanche j'ai énormément apprécié la fin dont le rythme est plus lent, plus naturel (ducoupçava)


BREF, Lisez le !

Très belles lectures à toutes & à tous !

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J.Winterson, Les oranges ne sont pas les seuls fruits

 

 

 

 

 

 

Auteur : Jeanette Winterson

Editions Points

 

245 pages

 

 

 

 

 

 

De quoi ça parle

  "C’est l’histoire de Jeanette (tiens, comme l’auteur).

On va la suivre depuis son enfance jusqu'à la fin de son adolescence. Jeanette est drôle,très curieuse, mais surtout, elle a grandi dans la foi. En effet, sa mère est une fervente religieuse qui l'a élevée uniquement à l’appui de la Bible (ce qui, bien entendu, donnera lieu à des décalages mémorables entre Jeanette et les autres enfants).

 

Jusqu’à son adolescence, Jeanette, sa mère et la religion coexistent en paix. Malheureusement, cette entente va être bouleversée par un nouvel amour. Un amour interdit." 

J'ai aimé

* Le sujet

Ce serait très réducteur de dire que ce roman parle uniquement d’homosexualité et de religion.

En effet, ces thématiques sont au cœur de ce livre, mais elles sont englobées par un sujet encore plus large selon moi, et il s’agit de l’amour.

 

- L’amour familial d’abord, la relation entre Jeanette et sa mère étant un des piliers de ce livre.

 

- L’amour des autres : Jeanette aime « son prochain », et ne rejette personne (alors qu'elle même est violemment rejetée à de très nombreuses reprises). Elle a aussi des amitiés profondes avec des marginaux, des femmes plus âgées et originales. Enfin, elle aime la communauté religieuse dans laquelle elle a grandi, et la considère comme sa famille

- L’Amour avec un grand A. Celui du désir et de la passion. Celui, incontrôlé, incontrôlable, qui change tout. 

Et c’est bien sûr cet amour-là qui va chambouler les autres. Car Jeanette n’aime pas les hommes, mais les femmes, du fin fond de ses entrailles, et elle ne voit pas où est le problème (et elle a fort bien raison).

* La construction et le style

C’était mon premier Winterson, et je me suis absolument régalée. La construction de son récit était aussi très originale : Le livre est divisé en 8 chapitres qui portent des titres éloquents : « Génèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome,… ». Bref, même dans la structure, on reste dans le thème.

 

Au-delà de cet aspect, j’ai adoré la façon d’écrire de Winterson, il y a des moments d’une poésie inouïe, et d’autres vraiment hilarants, tout est fluide, maîtrisé, juste. 


L'auteur. Franchement, elle vous donne pas envie de la suivre sur la route du bonheur ?


J'ai Moins aimé

.. Pas grand-chose en fait.

Je regrette certaines ellipses temporelles qui nous privent d’une partie de l’histoire. Elles sont assez frustrantes car elles ont souvent lieu immédiatement après un truc ENORME, et BIM, on passe à 3 semaines /mois / années plus tard .

MAIS NON QUOI !

Et… c’est à peu près tout.

 


Ce livre est incroyable, beau, touchant. 

Emma Watson l'a même lu et conseillé sur goodreads

(alors je sais pas ce qu'il vous faut de plus pour vous y mettre !)

 

 

BREF, LISEZ LE !

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J.Irving, Le Monde Selon garp

Hey !

 

Comme annoncé, voilà le début  O F F I C I E L  des chroniques lectures, à retrouver chaque vendredi ici.

 

J'espère que j'arriverai à honorer ce rendez-vous, d'abord parce que ça m'oblige à lire davantage et à réfléchir à ma lecture une fois l'ouvrage terminé, mais aussi parce qu'après des années à conseiller et offrir des livres à mon entourage, j'avais très envie d'écrire (ou de filmer ;) ) sur mes lectures marquantes, et les partager ici.

 

J'espère que ça vous inspirera de belles lectures, n'hésitez pas à me donner votre avis si vous avez lu aussi ce livre, et à me conseiller d'autres Irving si vous en connaissez.


Ce que ça raconte

 

La vie de Garp.

 

 

MAIS NON, je ne vous laisse pas qu'avec cette réponse bien sûr.

Si je devais résumer sans pour autant spoiler voilà ce que serait :

 

MA 4e de couverture (la mienne à moi)

  "Garp est le fils de Jenny Fields, une véritable originale dont la vie et l'oeuvre vont naturellement influencer considérablement celle de son fils. Le Monde selon Garp est le récit de sa vie, de sa (très unique) conception à sa mort.
Garp sera écrivain, père, amant et mari, et connaîtra autant de grands drames que de joies folles. Son histoire n'est pas extraordinaire, mais elle est pourtant incroyable à lire. C'est une vie qui nous est racontée, avec tout ce qu'elle peut avoir de banal, mais aussi (et surtout) d'exceptionnel. " 

 


Ouais, ça a été adapté en film, et Ouais, ya Robinou dedans :)


j'ai aimé...

* Le récit en lui-même :
J'ai eu l'impression de lire une biographie, et étant très friande de ce genre littéraire, j'ai naturellement apprécié la lecture de cette histoire, qui est d'un réalisme incroyable (et ce en dépit des événements parfois exceptionnels dont elle est ponctuée).

* La profondeur des personnages : 

Il y a beaucoup de personnages secondaires dans "Le monde selon Garp", mais Irving a réussi l'exploit de réellement "creuser" chacun d'entre eux. On connait ainsi leur vie, leur caractère, leurs goûts, et même leur mort. C'est une des premières fois que je m'attache à autant de personnages de la même oeuvre (je pense même que ça ne m'était pas arrivé depuis Harry Potter).

*La réflexion que cette lecture m'a apporté

Le monde selon Garp a de très nombreuses thématiques qui, de la même façon que les personnages, ne sont absolument pas traitées superficiellement. On parle tout d'abord de manière puissante de la femme, de la féminité, et du féminisme. Bien que Garp soit un homme, il est entouré de personnages féminins extrêmement forts, à commencer par sa mère. Irving traite aussi en profondeur d'autres sujets, comme la créativité et ses sources, la parentalité, ou encore le désir. 

 

J'ai moins aimé...

*Les histoires dans l'histoire

Garp étant écrivain, le livre est entrecoupé d'extraits de ses écrits. L'idée n'est pas mauvaise, et certains y retrouveront une forme de respiration dans le récit, qui est dense et très long (quasiment 700 pages tout de même !).

Néanmoins, je n'ai pas apprécié ces passages, d'abord parce que je n'avais justement pas envie de ces "respirations", je n'aime généralement pas être coupée dans ma lecture par des photos, des dessins ou des extraits. La deuxième raison, c'est que lesdits extraits ne m'ont pas convaincue des qualités d'auteur de GARP.

Je m'explique : Si Irving me dit que la première nouvelle de Garp était de loin sa meilleure, parce qu'il avait tel style, JE LE CROIS, je n'ai pas besoin d'un extrait venant, au mieux, me dire "wokai c'est pas mal", et au pire "ah c'est ça le meilleur de Garp ???". Gardons le mystère, laissons nous nous imaginer le style de Garp !

Liberté ! (bon je m'enflamme un peu)


Bref : lisez le !


 

Je vous laisse sur une chouette chronique de ce même livre de la géniale Mymy de l'équipe de Mad'

 

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RIAD SATTOUF - L'ARABE DU FUTUR

Article initialement publié ici en 2014

Tout a commencé avec la chronique BD de la pétillante Pénélope Bagieu sur le site Madmoizelle, qui encensait ce nouvel incontournable dans le paysage déjà très peuplé des « Grands » de la bande dessinée ». Un instagram de Laurel (une autre dessinatrice) à ce même sujet en a continué de piquer ma curiosité, et enfin l’enthousiasme de mon libraire lorsque j’ai posé la main sur le fameux album a mis fin à mes doutes quant à la nécessité de lire l’Arabe du futur - Une jeunesse au Moyen Orient (1978-1984) le nouvel album de Riad Sattouf.

Durant 158 pages et 4 chapitres, nous suivons donc Riad dans la première partie de sa vie. Nous vivons à travers ses yeux d’enfants sa découverte du monde. Il est accompagné de sa mère, un personnage intriguant peu présent, et de son père, dans la Libye de Kadhafi et la Syrie d’Hafez Al-Assad.

L’ultraréalisme.

D’abord, il s’agit, nous dit-on, d’une histoire vraie, ce qui pose tout de suite les bases. Ensuite, c’est une œuvre autobiographique. On navigue donc dans le vrai, le cru de la réalité, l’ultraréalisme des pensées, des regards et des paroles.

Dans cet album, le détail des scènes et des odeurs ont une importance primordiale puisque c’est bien Riad qui nous raconte son histoire. A la manière d’Amélie Nothomb dans la métaphysique des tubes, l’auteur réussit brillamment à nous inclure dans le monde et l’esprit de ce petit être qu’il a été, tout en servant une réflexion politique et philosophique très fine grâce au recul adulte qu’il apporte au texte.

 

Le voyage, la découverte, la politique et la religion, l’innocence, l’apprentissage, la rencontre, la curiosité, la brutalité de l’enfance aussi, tout y est. Dans le personnage de Riad, petit être blond comme les blés admiré de tous, j’ai vu la naissance littéraire d’un nouveau Petit prince, pas si différent de celui du chef-d’œuvre de Saint Exupéry, et peut-être bien plus accessible et moderne. Il pose toutes les questions, celles de toujours sur le questionnement de soi, la quête d’identité (voir planches ci-dessous), la découverte des autres.

La figure du père

Au-delà du très jeune Riad, c’est son père, Abdel-Razak, syrien originaire d’un village près de Homs, le vrai « héro » de ce premier tome. Ce personnage constitue l’épine dorsale de cette autobiographie d’enfance, puisque c’est avant tout lui que nous suivons, en France, en Libye puis de nouveau en France, et enfin en Syrie, au gré de ses désirs de professeur, et surtout d’homme Syrien.

C’est un personnage extrêmement ambivalent, à la fois moderne ; puisqu’il veut d’ailleurs faire de son fils le fameux « Arabe du futur », un arabe instruit et fort ; et en même temps hanté par des paradoxes religieux et politiques très complexes que Riad met en évidence tout au long de l’album (voir planche ci-dessous).

Au-delà du récit.

Comme souvent dans les œuvres de Riad Sattouf, il y a un deuxième niveau de lecture. Ici il est d’ordre philosophique, politique et religieux. Mais j’y ai aussi vu une forte portée pédagogique.

En effet, qu’on soit expert ou non de l’histoire moderne du Moyen-Orient, on s’y retrouve. On y apprend clairement ce que sont les sunnites, les chiites, l’histoire politique de Kadhafi ou encore l’arrivée au pouvoir d’Hafez Al-Assad. C’est expliqué clairement, comme ça devrait l’être plus souvent. Evidemment, les sujets abordés sont sensibles, et certaines scènes, réflexions (sur la peine de mort, la politique internationale, ou même la vision de la femme) ont été à l’origine de vives polémiques dans les médias, mais n’est-ce pas là la marque d’une œuvre forte ? L’Arabe du futur va plus loin, nous force à regarder les choses en face, et nous pousse à nous poser des questions.

L’Arabe du futur est ainsi une œuvre inclassable, percutante, vivement les prochains tomes !

Depuis, les tomes 2 et 3 sont sortis, je ferai certainement une chronique prochainement ;)

 

X X

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   FIVE OF MY FAVs   #BD  


J’ai toujours aimé la BD, enfant mes parents ont dépensé des fortunes en collections intégrales d’Astérix, Tintin, Yakari, Les Schtroumpfs, Boule et bill, Gaston Lagaffe, bref des classiques des classiques jeunesse. Ensuite d’autres nouveautés de la BD jeunesse ont rejoint ma bibliothèque : j’ai dévoré les Titeuf, Mélusine, Jojo, Lou ! Puis j’ai connu la folie Manga avec des séries complètement dingues (Death Note et Basara restent des séries manga de référence pour moi).


Et puis ensuite.. plus rien. Une fois l’adolescence passée, je n’étais plus attirée par les mangas dont j’avais l’impression (à tort bien sûr) d’avoir fait le tour, et je ne trouvais pas de BD ou de comics qui m’intéresse plus que ça. C’est à peu près au même moment que les blogs BD ont explosé, et c’est donc sur le web, chez Laurel, Penelope Bagieu, Kek, Margaux Motin, Gally, diglee ou encore Zelba, que j’ai trouvé ce que je ne trouvais plus en librairie.


Mais bon voilà, une fois le contenu de ces blogs écumé, attendre la prochaine publication des auteurs ne m’a plus suffi, et c’est là que j’ai vraiment commencé à m’intéresser à un type de bande dessinée dont personne ne m’avait jamais parlé et qui est pourtant fondamentale dans la production artistique d’aujourd’hui : le roman graphique. Depuis, j’écume les rayons sélection Angoulême, les festiblog, et toutes les chroniques BD existantes qui portent sur le genre (je conseille particulièrement celle de Pénelope Bagieu sur Madmoizelle vidéos !), bref je suis accro.

 

Et donc aujourd’hui, après avoir fait le tri, je vous propose 5 Romans graphiques qui m’ont fait aimer le genre, et qui dépoussièrent l’image que l’on peut parfois avoir de la BD : Car oui, on peut pleurer, rire, avoir peur et aussi apprendre en lisant de la BD !

#1   MAUS, de Art Spiegleman


Le Pitch : Art Spiegleman raconte la Shoah vécue par son père, survivant des camps de la mort. Dans cette incroyable transposition graphique, les nazis sont des chats et les juifs des souris.


Pourquoi il faut le lire : Maus est un monument du genre, (il est exposé dans de nombreux musées, et a même obtenu le prix Pulitzer en 92), c’est un récit extrêmement fort, intense, troublant. C’est un voyage d’un nouveau genre dans l’horreur du nazisme, un témoignage historique unique en son genre.

#2   Le bleu est une couleur chaude, de Julie Maroh


Le Pitch : Clémentine aime Emma. C’est juste une histoire d’amour magnifique dans ce qu’elle peut avoir de plus simple, comme de plus compliqué.


Pourquoi il faut le lire : Au-delà du fait que c’est l’histoire qui a servi d’inspiration au film « Vie d’adèle » (on aime ou on aime pas), Le bleu est une couleur chaude est une merveille absolue, d’une extrême sensibilité dans l’écriture comme dans le trait et les couleurs. En plus de ça, le dessin est tellement beau qu’on pourrait faire de chaque case un tableau unique.

#3 L’ARABLE DU FUTUR, de Riad Sattouf


Le Pitch : « L’Arable du Futur » est le premier tome du récit autobiographique de Riad Sattouf, qui raconte ici sa jeunesse dans la libye de Kadhafi et la Syrie d’Hafez al-Assad. 


Pourquoi il faut le lire : C’est drôle, sensible, le récit est dynamique et très ludique. En plus il est fauve d’or 2015 dont vous ne pouvez pas le louper ! Pour plus d’informations je vous renvoie à mon article « Pourquoi il faut lire « L’arabe du futur » que j’avais publié en 2014.

#4   La Parenthèse, d’Elodie Durand


Le Pitch : « La Parenthèse » est le récit autobiographique de Judith (Elodie) qui revient sur cette «parenthèse », ces années durant lesquelles elle a subit une maladie qui l’a privé de souvenirs, de mémoire, d’elle-même.


Pourquoi il faut le lire : Pour l’émotion que l’on ressent à la lecture de cet ouvrage plus que troublant, à la réflexion qu’il suscite chez nous sur le temps, la vie, la maladie aussi. Pour les dessins originaux réalisés durant cette période que l’auteur analyse avec nous.

 

#5   Ce n’est pas toi que j’attendais, de Fabien Toulmé


Le Pitch : La rencontre et la relation unique entre un père (l’auteur) et sa fille, atteinte de trisomie 21.


Pourquoi il faut le lire : Tout est là, exposé avec une très grande sincérité : La peur, la douleur, la honte et enfin, surtout, l’amour, l’amour difficile, impossible, puis évident. C’est un récit magnifique, un cyclone émotionnel, un essai sur la parentalité, et sur la maladie aussi.

Mais il y a aussi Cadavre Exquis (Pénélope Bagieu), Fun Home (Alison Bechdel), Le Nao de Brown (Glyn Dillon), et plein d’autres encore !


Voilà ! C’était dur d’en choisir si peu, mais je referai surement d’autres articles BD si ça vous intéresse ! Dites-moi si ça vous a plu en tout cas, n’hésitez pas à partager vos coups de cœur avec moi je suis toujours preneuse de bons conseils BD !


  See Ya folks !

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